Tu as forcement déjà entendu parler de ce genre de torture camps d’exercices physique qui s’inspirent des entrainements de l’armée. Entre Rocky et Tomb Raider sans arme (ni haine) ni violence juste la sueur de ton corps. Et tu t’étais surement même déjà dit qu’il était hors de question que tu t’essaies à ces conneries te laisses tenter par trop de curiosité. Tu t’étais même peut-être persuadée que c’était un truc de mecs, une histoire de gros muscles…
Voilà trois mois, j’ai sauté le pas. Facile en fait, car je n’ai eu ni à chercher un bootcamp proche de chez moi ni même à m’inscrire. J’ai simplement la chance de travailler avec de grands malades du sport des gens super-extra-mega-healthy qui ne peuvent vivre sans exercices physiques. Je sais, dingue… mais ça existe. De ce côté du globe c’est pas si hors du commun. Je t’avais déjà parlé ici même des mecs sous stéroïde croisés en festival, des gars tellement accros au sport que même sur la plage en vacances ils font des pompes. J’ai la version sans gonflette au boulot.
J’ai commencé par tester un lundi midi. En fait, je suis tombée en embuscade. Le vendredi soir au usual Friday drinks on t’en parle, on te dit que tu devrais venir c’est sympa. Toi t’es nouvelle, t’as envie de rencontrer des gens dans la boite et si en plus tu peux muscler un peu tout ça ce serait tout benef. Donc lundi : bootcamp dans le parc. On commence par le stretching, ça tombe bien ça je peux faire. Et après ça se complique. Le principe c’est une alternance d’exercices cardiovasculaires et de renforcement musculaire sous forme de circuits à intervalles réguliers. Le but ultime, et la raison pour laquelle on appelle ça du doux nom de bootcamp, est de pousser les participants plus loin qu’ils ne le feraient seuls, au max de leurs capacités physiques (du moment). Pour les novices du sport, ça se traduit par prendre bien cher, accomplir un exploit à chaque nouvelle exercice, manquer de souffle et haleter comme un chien, devenir toute rouge, limite au bord de l’évanouissement et quand tu crois que tu es arrivée au bout de tes forces… et ben c’est reparti pour une deuxième track d’exercices, voire trois…
Quand tu en sors vivante, en un seul morceau et finalement en forme, tu te dis « c’est gagné, veni vidi vici, je suis une sportive ». Mouais. Sérieux ? Tu croyais vraiment que ça allait être si facile ? En fait je te le dis ici, le pire, c’est les jours qui suivent. Et ça commence dès le réveil le lendemain matin : incapacité totale de bouger ce petit bras qui la veille se vantait d’avoir pu faire 10 pompes. Et ton cou, ton dos, tes cuisses. Ah les cuisses ! Une fois levée, la bataille continue : marcher, s’asseoir (aie), se lever (mega aie), descendre des marches… bref tout est une souffrance, en plus de te taper la honte car tu marches comme une débile. 5 jours. C’est le temps qu’il m’a fallu pour marcher à nouveau normalement. Est ensuite arrivé ce qu’il devait arriver… un autre lundi et rebelotte bootcamp !
Semaines après semaines, les exercices sont devenus plus faciles. Non, en fait mes muscles se sont enfin ! réveillés de leur continuelle hibernation. Les douleurs se sont estompées pour laisser place à de beaux muscles (OK y’a encore du travail hein, mais on y arrive). D’un bootcamp par semaine, je suis passée à deux, puis trois. On te propose ensuite d’aller courir et comme t’aime bien ça tu dis innocemment « Ouais ça marche, on se retrouve avant le boulot demain matin ? » Next thing you know, tu vas crapahuter 15 bornes sur les routes bien vallonnées de Sydney une à deux fois par semaine, le tout avant 9 heures du mat !
Tu commences à t’entrainer pour un semi-marathon, tu envisages même le complet. Il y avait l’American Dream, les promesses de travail et de green card. La version australe serait de devenir un addict du sport, un athlète de haut vol, une déesse de muscles.
Bref, je suis accro au bootcamp.




‘spèce de fada
Une, deux, une , deux! Et pour les petits muscles endoloris, le soir quand tu rentres, masse toi avec une huile à base d’arnican (ça pue un peu mais ça soulage beaucoup;) )
Posted by LaPtiteLilie | 10 May 2012, 16:59completement fada comme tu dis! Merci pour le conseil
Posted by juliettedoesntknow | 14 May 2012, 15:47Bravo, quelle motivation !
Posted by Delphine | 10 May 2012, 20:07Tel que tu ne me vois pas derrière mon écran (justement parce que je suis derrière mon écran d’ailleurs), mon visage reflète toute mon admiration pour toi…(mais quand même tu es un peu dingue non lol ) chapeau bas Madame!!
Posted by Clochette | 10 May 2012, 21:50rooooooooo merci c’est gentil ca! Un peu dingo mais j’en redemande!
Posted by juliettedoesntknow | 14 May 2012, 15:48j’ai rigolé car au début, tu te découvres des nouveaux muscles avec les courbatures
bravo en tout cas !
Posted by Tongs et Sri Lanka | 10 May 2012, 22:59Dis, on va te reconnaitre en juin?
Posted by Lost in London | 11 May 2012, 06:16ah ah ah! Pour sur que tu vas me reconnaitre, pardi! J’ai garde mes faussettes tiens par exemple
Posted by juliettedoesntknow | 14 May 2012, 15:49Rien qu’a te lire, j’ai eu des courbatures… C’est dire !
Bon fin de semaine !
Posted by La Grande Blonde | 11 May 2012, 09:17Mega like
Posted by Chocoralie | 12 May 2012, 07:14Hello, je decouvre ton blog et au travers de ton recit du boot camp je retrouve exactement mon experience perso depuis mon arrivee a Sydney. Du “moi, jamais!” a “training a 6h du mat avant le boulot” et le pire c’est qu’on s’y fait! Bonne continuation en tout cas.
Posted by mellewinnie | 14 May 2012, 12:13Bienvenue ici mellewinnie
et merci pour ton commentaire. Ravie de lire que je ne suis pas la seule alien, c’est bien ce que je pensais, c’est commun ici!!! Bon a quand une joint session?
Posted by juliettedoesntknow | 14 May 2012, 15:50